story facebook

Malgré le scandale auquel fût dernièrement confronté Marc Zuckerberg, PDG de Facebook (Voir dernier article VOTRE COMPTE FACEBOOK À-T-IL ÉTÉ TOUCHÉ PARLE VOL DE DONNÉES CAMBRIDGE ANALYTICA ?), le réseau social le plus utilisé au monde décide d’aller encore plus loin dans l’innovation en ajoutant des nouveaux outils à ses « stories ».  

Après avoir copié le principe des stories Snapchat sur Instagram, Facebook souhaite créer quelque chose de différent afin d’attirer le plus de monde possible à utiliser cette fonctionnalité.


Pour devancer toute concurrence, Marc Zuckerberg aurait demandé à Kevin Weil, chef de produit d'Instagram de littéralement faire comme Snapchat, celui-ci répliquant :


 « Si vous êtes honnête avec vous même, vous savez que c’est comme ça que l’industrie de la tech fonctionne vraiment. Les bonnes idées naissent quelque part et se répandent à travers l’industrie. Snapchat a tout le mérite concernant les Stories, mais ce n’est qu’un format qui sera ensuite adopté à travers différentes plateformes »


Il a donc tout fait pour imiter Snapchat, spécialisé dans le contenu photos, vidéos et les messages intimistes. Un concept original dû au chat, aux effets filtres proposés à sa communauté et à la capacité temporelle d’observation du contenu. 



Le problème rencontré par Facebook vis-à-vis de ce nouveau concept est le côté public et social, qui rend les stories accessible aux plus grands nombres, beaucoup moins intimiste, on est ici sur du contenu de masse. En effet, sur cette plateforme les contenus sont historiquement faits pour être sociaux, publics.

La première nouveauté concernant les stories Facebook est l'accès à la fonction« Boomerang », un format vidéo de 2 secondes répétées en boucles, qui rencontre un grand succès sur Instagram. La deuxième nouveauté prévoit d’inclure de la réalité augmentée au sein de nos stories...



En effet la plateforme de Marc Zuckerberg à dernièrement racheté Fayteq, une start-up allemande spécialisée dans la réalité augmentée. Il sera désormais possible de dessiner avant ou pendant la vidéo des formes en 3D qui prendront placent dans notre environnement. Nous pourrons nous déplacer autour, comme si notre création faisait partie de notre monde. Cette technologie détecte les objets qui nous entourent, les murs, des tables, etc.

L’objectif de cette nouvelle fonctionnalité : concurrencer Snapchat, faire du contenu vidéo et placer Facebook en référence du « post-smartphone ». 

"Je pense que la réalité augmentée va devenir une technologie très importante et changer la façon dont on utilise nos téléphones, voire l'ensemble de la technologie. Vous vous dites peut-être que c'est juste un truc à la mode chez les plus jeunes. Nous y voyons les prémisses d'une nouvelle plateforme", a déclaré Mark Zuckerberg en avril dernier, lors du F8, la conférence annuelle des développeurs qui se tient à San Francisco.

Facebook saura-t-il faire preuve d’assez d'imagination et de créativité pour détrôner Snapchat grâce à la réalité augmentée ? Nous attendons avec impatience ces nouveautés et avons hâte de les tester !






Data cyberattack

Facebook règle ses comptes face à Cambridge Analytica : que sait-on sur ce scandale ?

Mark Zuckerberg a auditionné Mardi 10 avril et Mercredi 11 avril devant le comité du Sénat américain sur l'affaire Cambridge Analytica pendant plus de 10 heures.

Cambridge Analytica, cabinet Britannique de communication et d’analyse de données, à volé des informations personnelles à 87 millions de personnes par le biais d’un quizz. Cette action lui a permis de récolter encore plus d’informations que n’en avait déjà Facebook.

Facebook est suspecté d’avoir laissé fuiter nos données personnelles à des fins de profilages politique, notamment concernant la campagne présidentielle 2016 de Donald Trump, dont s’occupait Cambridge Analityca.

Le risque de cette fuite est la récupération de nos informations personnelles par des sociétés pour ensuite les revendre à d’autres annonceurs. Leur but étant de collecter le plus d’informations sur chaque individu afin de tout savoir sur lui et mieux le cibler. Il peut à la suite de ces vols avoir des problèmes plus graves tels que des vols financiers, d’identités, etc.

Alors comment savoir si nous faisons parti des 87 millions de personnes touchées par ce scandale ?

Facebook scandale


Suite à cette affaire, Facebook à pris l’initiative d’informer toutes les personnes atteintes par ce vol. En effet, dès le Lundi 9 avril Facebook a annoncé aux personnes concernées grâce à un message sur leur fil d’actualité si la société Cambridge Analityca avait volé ou mal utilisé leurs données personnelles (voir notre article précédent : COMMENT BIEN PROTÉGER SES DONNÉES PERSONNELLES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ?).

Facebook à annoncé la semaine dernière : «A compter du lundi 9 avril, nous afficherons un lien vers le haut de leur fil d’actualité afin que les utilisateurs puissent voir les applications qu’ils utilisent et les informations qu’ils ont partagés avec ces applications. Les utilisateurs pourront également supprimer les applications dont ils ne veulent plus. Dans le cadre de ce processus, nous informerons également les gens si leurs informations peuvent avoir été incorrectement partagées avec Cambridge Analytica. »

Afin d’en avoir le cœur net, il vous suffit de vous rendre dans le centre d’aide de Facebook, en haut à droite de la plateforme, représenté par un point d’interrogation. Il vous faut ensuite taper dans la barre de recherche « Comment savoir si mes informations ont été partagées avec Cambridge Analytica ? ». Vous pouvez notamment y accéder par le biais de ce lien.

Si vous ne faites plus confiance à Facebook et souhaitez vous retirer de la plateforme vous avez la possibilité d’effacer toutes vos données. C’est cependant très restrictif car en supprimant votre compte, votre profil et vos publications y sont supprimés, mais vos messages privés restent visibles par vos contacts avec le nom « utilisateur Facebook ». Les métadonnées collectées par Facebook sont notamment toutes conservées même après suppression…

Les rumeurs qui courent à propos de Facebook 

Cambridge Analityca scandale


·        Cela fait déjà plusieurs années que l’on entend la possibilité de devoir payer pour se rendre sur la plateforme sociale. Mais rassurez-vous : Mark Zuckerberg a affirmé durant son audition au Congrès « vouloir offrir un service gratuit que tout le monde puisse s'offrir. ».
·        Facebook pratique t-il l’écoute téléphonique afin de mieux cibler les publicités ? C’est le sénateur démocrate Gary Peters qui a questionné le fondateur sur ce phénomène d’espionnage. Voici la réponse de Mark Zuckerberg : « Permettez-moi d’être clair sur le sujet. Vous êtes en train de parler d’une théorie conspirationniste qui laissait penser que nous écoutions ce que vous disiez à votre téléphone. Nous ne faisons pas ça ». 
·        Une récompense serait accordée à tous ceux qui dénonceraient le vol de données. Explications : Marc Zuckerberg à annoncé mardi que : « Ce programme va récompenser les gens disposant d'une connaissance et d'une preuve directes de cas où une application présente sur la plateforme Facebook collecte et transfère les données personnelles vers une autre partie pour les vendre, les voler ou les utiliser dans un but d'escroquerie ou pour faire de l'influence politique ».



Protection des données

Bien protéger ses réseaux sociaux est indispensable pour lutter contre les cyberattaques. Avec l’avènement du digital et du nombre d’utilisateurs des plateformes sociales, certains hackeurs se lancent à cœur joie dans une nouvelle attaque : le « jackpot monétaire » en volant puis revendant vos données.

Nous possédons aujourd’hui plusieurs comptes sur différents réseaux sociaux tels que Facebook : réseau social le plus utilisé au monde avec plus de 2 milliards d’utilisateurs à travers le monde suivi notamment de YouTube, Instagram, Twitter, Tumblr, Pinterest et bien d'autres.
Face à ce nombre important d’utilisateurs et l’évolution permanente des réseaux sociaux, certains comptes ne sont pas à l’abris de piratages ou de bugs informatiques. 

Il est donc nécessaire de protéger ses données personnelles sur internet !


Comment configurer ses profils sur les réseaux afin de protéger au mieux ses données ?

cyberattack

Dès sa création, plusieurs informations peuvent-être collectées sur votre profil comme :

Vos informations personnelles (âge, lieu de naissance, nom, métier),
Vos centres d’intérêts (likes, commentaires, tags),
Votre géolocalisation (souvent activée, qui permet de vous pister et cibler),
Votre présence sur les réseaux (même inactif, tout est enregistré).

IMPORTANT choisissez bien votre mot de passe ! Un bon mot de passe personnel, complexe, plus ou moins long fait déjà 55% du travail. Pensez aussi à choisir des questions de récupération de mot de passe très personnelles dont peu de personnes connaissent la réponse. Enfin, n’hésitez pas à le changer tous les 3 mois 😊.

Soyez sélectif sur les informations que l’on vous demande, est-il indispensable de détailler son parcours professionnel ou toutes ses informations personnelles directement sur Facebook ou Twitter ? Nous nous devons de nous poser les bonnes questions.
Il existe sur chaque plateforme des paramètres afin de cacher le plus possible vos informations personnelles et vous protéger du piratage et du voyeurisme. Premièrement : mettre son compte en privé… !

Nous vous dévoilons quelques astuces concernant Facebook, Instagram et Twitter

Piratage informatique


Sur Facebook

« Nous vous donnons le contrôle de votre confidentialité »
Il est possible de protéger votre profil sur Facebook grâce à sa politique de confidentialité, mise aux normes récemment. Vous devez vous rendre dans « privacy basics » afin de choisir vos réglages et choisir ce que vous voulez pour votre compte. Vous pourrez donc : mettre en privé votre profil, gérer les tags et identifications, gérer la géolocalisation, contrôler ce que vous publiez sur votre compte, gérer les publicités, bloqués des utilisateurs, triez bien vos amis, etc. Ces actions limitent déjà beaucoup le risque de piratage et de vol de donné.

Sur Instagram

Pour plus de sécurité il vous est possible sur Instagram de mettre votre compte en privé (visible uniquement par vos abonnés). Vous retrouverez ensuite plusieurs options dans « Paramètres de confidentialité » où comme sur Facebook, vous pourrez bloquer des personnes, ne pas activer votre localisation, vérifier de ne pas accepter ou suivre de faux comptes.

Sur Twitter

Twitter est considéré comme un réseau social peu intrusif, il y a peu de manipulations à réaliser pour protéger ses données. Cependant, en vous rendant dans « Paramètres » il vous sera possible de gérer : l’identification de vos photos, votre localisation, votre détectabilité, de protéger vos tweets. « Vous êtes ce que vous twittez », Twitter nous expose tout de suite qu’il est donc indispensable de protéger ses tweets, vus instantanément dans le monde entier.

Pour finir attention aux informations laissées volontairement ou non après chacun de vos passages sur internet. Pour protéger au mieux vos données personnelles, le mieux est évidemment d’éviter de les publier… ou grâce à nos conseils de bien protéger vos comptes et votre communauté 😊

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Nous vous avions déjà parlé du phénomène « fake influenceurs » et de l’achat de followers qui n’est pas bien perçu dans le secteur du business marques et surtout de l’influence marketing (cf. notre article "Comment détecter les fake influenceurs sur Instagram ?"). Il existe toutefois différentes méthodes pour augmenter son nombre d’abonnés en créant un contenu de qualité et "sans tricher" (= robot/achat d'abonnés).

Soignez vos contenus

Il est plus facile d’acquérir de nouveaux followers que de les garder. Pour maintenir l’intérêt des internautes, il est essentiel de créer de l’intérêt pour vos abonnés. C’est pourquoi, il faut poster régulièrement, créer un feed homogène et cohérent avec votre charte graphique et en adéquation avec votre ligne éditoriale. Vous pouvez collaborer avec une graphiste qui vous permettra de créer vos propres contenus, engageants, souvent basés sur l’humour et la créativité (indispensables pour se démarquer des concurrents).

Utilisez les hashtags

Instagram offre depuis peu la possibilité de s’abonner aux hashtags. Il faut éviter d'utiliser les hashtags en masse car si vous en utilisez trop, cela devient inefficace et vous risquez d’être « blacklistés » par Instagram et vos posts ne seront plus vus par les internautes. Il est conseillé d’utiliser un seul hashtag (voire deux maximum) par post, malgré les idées reçues qui poussent les internautes à utiliser de nombreux hashtags la plupart du temps. Evitez les mots-clés trop généralisés et sur-utilisés. Plus vous utilisez un hashtag précis et recherché, plus vous aurez de chances d’attirer de « bons abonnés » qui généreront un réel engagement sur vos réseaux sociaux.

Likez des contenus pertinents

Il est conseillé de liker des publications sur Instagram afin d’être visible et susceptible d’être liké et suivi ensuite. Pensez à commenter et liker les photos sur lesquelles vous êtes identifié ou même les photos où vous ne l’êtes pas mais qui parlent de vous. Vous serez peut-être identifiés par la suite et donc visibles au maximum. Vous pouvez liker et commenter des publications qui ont les mêmes intérêts que vous également. Vous pourrez gagner des abonnés en jouant sur la proximité.

Développer de l’engagement grâce à des concours

Organiser un ou plusieurs jeux concours sur votre compte Instagram vous permettra de gagner de nombreux abonnés. Vous pouvez indiquer les conditions de participation dans votre post, demander à vos followers de taguer un ou plusieurs amis et à s’abonner à votre compte. Vous pouvez également promouvoir vos jeux concours grâce à la fonctionnalité « promotion » de l’application. Pour cela, vous devez jumeler votre compte Instagram avec votre page Facebook professionnelle.
Pour créer un jeu concours qui fonctionne, il faut choisir une photo attractive et donner des consignes de participation simples et claires. Les internautes ont plus tendance à participer à des concours sans report et où il est possible de jouer de manière très simple.

A vous de jouer !

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Instagram publicité Story


Après la sortie de la fonctionnalité shopping (relire notre article "Le social commerce arrive : Instagram, Snapchat, Pinterest, les applications activent la fonctionnalité shopping !", le réseau social Instagram propose à présent un nouveau format qui permet une nouvelle manière de créer des publicités immersives. Les annonceurs peuvent transformer automatiquement n’importe quelle publicité Instagram en une publicité plein écran dans les stories (même des publicités n’étant pas format 9.16).

Il est donc plus facile pour les marques ou les petites entreprises d’atteindre leur cible à moindre coût et de développer une audience qualitative et précise. Rappelons qu’1/3 des stories les plus regardées par les internautes sont des stories de marque. La célèbre application va donc lancer deux nouveaux produits : les insights pour les marques (comme Snapchat, cf. notre article "Snapchat Insights : les statistiques pour les marques et les influenceurs") sur les Stories et des publicités entre les Stories.
Tout le monde ne pourra pas accéder aux publicités dès le lancement de la fonctionnalité. En effet, les publicités seront d’abord limitées à 30 annonceurs choisis par Instagram. On y retrouvera Netflix, Nike, General Motors et Paramount par exemple.

Où trouver les publicités ?

Elles sont affichées dans les Stories d’un utilisateur, en passant d’une Storie à une autre. Celles-ci seront facturées au coût par mille et seront payées dès la première seconde de visionnage. Une fois la publicité lancée, il sera possible de swiper pour passer à la Storie suivante. Les publicités pourront être des photos durant jusqu’à 5 secondes ou des vidéos durant jusqu’à 15 secondes.

Parmi les publicités, il sera possible de :
  • Raconter des histoires sous forme de séquences en créant des scènes amusantes et rapides à regarder,
  • Créer des histoires multimédias en mélangeant photos et vidéos pour donner une profondeur inattendue à la publicité,
  • Faire des regroupements thématiques en mettant en scène plusieurs histoires dans une seule Story.

Quelle est la première marque française à voir la possibilité de tester cette nouvelle fonctionnalité ?

Renault, constructeur automobile français, est la première marque automobile à tester le nouveau format Carrousel Stories. La marque a pour objectif de développer la notoriété de son crossover urbain Renault Captur. L’idée est de créer un contenu innovant et créatif en générant du trafic sur le site Renault. C’est l’agence de publicité Publicis Conseil, qui s’est occupée de la nouvelle campagne en créant 3 séries de Carrousel Stories qui montre l’univers CAPTUR « faire vivre l’instant plus intensément. Grâce à diverses fonctionnalités créatives disponibles dans les Stories d’Instagram, il est facile d’innover tout en étant créatif grâce à l’effet Boomerang, la vidéo en boucle, les GIFS et emojis ou encore les hashtags. A suivre sur les réseaux ...


Renault Carrousel Stories.



jeremstar badbuzz
Jeremstar, bloggeur, au cœur d'un bad buzz


Suite à notre dernier article "Comment éviter le bad buzz ?", nous souhaitons aujourd’hui vous donner nos astuces pour bien réagir face à un bad buzz.

Pour rappel, nous pouvons parler de bad buzz lorsqu’une marque, un influenceur, une personne, un produit se fait attaquer sur le web par des internautes et que le phénomène prend de l’ampleur. Cela génère une mauvaise publicité, une mauvaise e-reputation et cela impacte sur la notoriété de la marque, produit ou personne en question. Les réseaux sociaux les plus touchés par le risque de bad buzz sont Twitter et Facebook. Sur Twitter, la viralité est particulièrement plus importante via les retweets par des personnes influentes.

5 conseils pour faire face au bad buzz

1) Ne pas réagir trop vite

Il est préférable de mettre en place une réelle stratégie de communication de crise. Il vaut mieux prendre son temps avant de répondre pour ne pas manquer une prise de parole. Si celle-ci est maladroite, elle pourrait augmenter le phénomène et donc alimenter le bad buzz. Il faut donc d’abord essayer de comprendre l’origine du bad buzz, lire l’ensemble des messages reçus des internautes et identifier tous les points sur lesquels votre marque/votre personne est attaquée.

2) Ne rien supprimer

L’erreur ultime est de supprimer l’objet du conflit dès lors que l’on se sent attaqué. Le risque de faire cela est de produire un effet encore plus néfaste appelé « l’effet Streisand » qui consiste à réaliser des efforts pour cacher des informations aux internautes et récolter l’effet inverse : les internautes voudront alors découvrir et diffuser l’information en masse.

En vous excusant, vous montrerez que vous avez conscience du malaise généré sur le web. Vos excuses pourront alors être diffusées sur vos réseaux sociaux, votre site internet ou encore dans la presse si vous sentez que c’est nécessaire (via un communiqué de presse par exemple). Parlez avec sincérité, finesse et stratégiquement.

4) Pesez vos mots et gardez votre calme

Il est important que vous ayez en tête qu'il existe toujours un risque de ne pas satisfaire tout le monde. Vous pouvez recevoir des avis négatifs sur vos produits ou les consommateurs ne peuvent ne pas aimer votre marque. Il est essentiel de ne pas mal réagir aux avis négatifs et de manière disproportionnée. Pensez qu’il est facile pour le consommateur de relayer votre réponse sur les réseaux sociaux et d’engendrer un effet boule de neige qui pourrait être néfaste à votre réputation et votre image de marque. Il est préférable de régler un problème à l’amiable. En gestion de crise, il faut rester calme et réagir de manière proportionnée aux problèmes rencontrés.

5) Ne pas hésiter à communiquer sur les actions que vous allez mener pour résoudre le problème

En situation de crise, il faut veiller à communiquer en permanence sur l’état de la situation afin que les internautes sachent que les remarques et leurs avis sont entendus et pris en compte et que vous êtes en cours de réflexion et de résolution des torts causés.


Voici 2 gros bad buzz qui ont marqué 2017 ...
  • L’expulsion forcée d’un passager d’United Airlines
Les raisons évoquées par la compagnie ? Incapable de trouver des volontaires pour quitter son vol Chicago-Louis ville en avril 2017, la compagnie avait décidé d’employer la méthode forte. Un passager est expulsé de manière violente de l’avion. Le passager blessé est filmé par les autres personnes présentes à bord. La vidéo a fait le tour du monde.

Conséquence ? 2 millions de tweets sur le web, la compagnie aérienne a connu le plus gros bad buzz de l’année.

Comment a été géré le bad buzz par la compagnie ? Selon le magazine Sud Ouest, une lettre a été envoyée aux salariés par Oscar Munoz, le PDG de United Airlines, qui a qualifié le passager, un médecin d’origine vietnamienne vivant depuis plusieurs années aux Etats-Unis, de "perturbateur et d’agressif". Cette réponse a continué à alimenter le bad buzz sur les réseaux sociaux et en Bourse, où l’action United a perdu plus de 1% soit plus de 250 millions de dollars de capitalisation boursière. La compagnie aérienne s’est engagée à conduire une enquête interne pour examiner et revoir notamment comment ses équipes gèrent les situations de surbooking dans les aéroports et sa politique de dédommagements. 

bad buzz United Airlines

  • Le passage homophobe de TPMP par Cyril Hanouna
Cyril Hanouna a choqué dans Touche pas à mon poste les téléspectateurs et des milliers d'internautes. Dans une l’émission du 18 mai 2017, l’animateur a décidé de piéger des homosexuels. En se moquant ouvertement des intervenants et en prenant une voix efféminée.

Conséquence ? Cyril Hanouna a provoqué une véritable avalanche de critiques. Des milliers d’internautes ont déposé une plainte auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et ont demandé la suspension de l'émission sur la chaîne.

Comment a été géré le bad buzz par la chaîne de télévision ? L'animateur a répondu aux accusations en soutenant l'association "Le Refuge", qui vient en aide aux jeunes homosexuel rejetés par leur famille. Cyril Hanouna se défend de toute homophobie sans pour autant s'excuser : "J'ai été blessé parce qu'on m'a traité d'homophobe, alors que c'est tout ce que je combats dans cette émission. On peut dire que c'est pas drôle ou pas approprié, ou caricatural, mais je ne veux pas entendre que je suis homophobe. La pire chose pour moi, ce serait de dire que TPMP incite à l'homophobie", assure-t-il. Avant de donner la parole au téléphone à Joel Deumier, président de SOS Homophobie. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de sanctionner la chaîne C8 d'une amende de trois millions d'euros.


Bad buzz Yves Saint Laurent

1) Respect des valeurs sociales

Sans le vouloir, il est possible à travers des campagnes de communication de déclencher une polémique ou d’engager les internautes autour de problématiques sensibles comme la discrimination ou des croyances. L’handicap, l’homosexualité, le racisme, le sexisme, l’obésité, l’anorexie, la sexualité sont des sujets qui peuvent vite être l’origine d’un bad buzz. Il est important pour les marques de prendre en compte les valeurs sociales de notre société de consommation pour éviter de créer un débat négatif et modifier ainsi une image de marque perçue par les consommateurs (cf. notre article "Comment inciter vos clients à recommander votre marque ?") Récemment, nous pouvons penser à la campagne Yves Saint Laurent où les mannequins étaient dans des positions plutôt osées et la marque avait été alors accusée de dégrader l’image de la femme. H&M a elle dû faire face à un gros bad buzz sur Twitter avec la photo d’un petit garçon noir portant un sweat de la marque et la mention « le singe le plus cool de la jungle ». La question de racisme s'est alors posée sur la toile.
Bad buzz h&m

2) Veiller aux détails : toute communication est associée à une image de marque

Il est important de ne négliger aucun détail avant de lancer une campagne de communication ou de poster sur les réseaux sociaux. N’oubliez pas que vous construisez votre image de marque en fonction de la manière dont vous communiquez et des valeurs que vous véhiculez. Il y a quelques années, le community manager de Décathlon a dû faire face à de nombreuses moqueries suite à une vidéo publiée sur YouTube d’un lib-dub réalisée par une équipe d’un magasin sur le morceau « Call me maybe ». Les vendeurs dansaient et chantaient sur le titre dans le but de promouvoir les produits de Décathlon comme cadeaux de Noël. La vidéo a créé un certain malaise auprès des internautes (notons que la marque a su gérer la crise avec brio tout de même). Plus récemment, la RATP et la SNCF ont lancé une campagne de sensibilisation contre le harcèlement dans les transports. L’agression est représentée par des animaux considérés comme de grands prédateurs comme l’ours, le loup ou le requin. Les critiques concernent le fait de réduire les agresseurs à des animaux dangereux. Le bad buzz se fait remarquer car la population considère que la représentation par un animal conduirait à une « banalisation de l'agresseur sexuel". Les internautes rappellent en effet qu’un agresseur peut ressembler à n’importe qui, sans forcément avoir l’air effrayant. Nous pouvons alors nous demander si le choix de l’animal était pertinent ou non pour cette campagne.

Campagne harcèlement RATP

3) Savoir bien réagir sur les réseaux sociaux

Le bad buzz se manifeste par une vive réaction sur les réseaux sociaux via des commentaires négatifs. Il est cependant essentiel de ne pas réagir « trop rapidement » à une situation de crise. Il est indispensable de mettre en place une stratégie de communication de crise afin de minimiser le bad buzz au maximum. Il faut identifier les personnes qui commentent et réagissent sur les réseaux sociaux. Souvent, les personnes qui réagissent ont pour but de porter atteinte à l’image de marque. Dans ce cas, il n’est pas forcément essentiel d’y répondre sous risque d’alimenter le bad buzz.