Lundi, on vous expliquait comment réussir son storytelling. Cependant, ces dernières années, le nombre de lieux où raconter vos histoires a augmenté de façon exponentielle, et il apparaît notamment que l’arrivée du digital ait changé les codes traditionnels du storytelling. L’article d’aujourd’hui aborde le sujet du storytelling digital, et vous explique toutes les subtilités de cet art qui consiste à raconter des histoires sur les réseaux réseaux.

1. Communiquer de manière cohérente 
Auparavant, la communication allait de la marque vers l’audience de manière linéaire et directe, et cela simplement à cause de la nature des médias utilisés, eux aussi très directs (TV, journaux, panneaux publicitaires). 
Avec l’introduction des réseaux sociaux, cela a changé. Ces derniers permettent aujourd’hui aux marques de communiquer sur plusieurs éléments, de manières différentes, avec l’objectif de créer in fine un seul et même concept, une histoire cohérente du début à la fin, un storytelling qui fait sens. 
La possibilité d’employer cette cette nouvelle forme de narration grâce aux réseaux sociaux a totalement changé la manière dont les marques envisageaient leur communication. Ces dernières doivent penser le storytelling de manière plus systémique, créant plus étapes dans leur stratégie de communication qui à long terme formeront une narration cohérente et pleine de sens. Cette histoire se perfectionnera aussi grâce aux interactions créées grâce aux réseaux sociaux.

2. L’ère de la co-création
Avec l’essor des réseaux sociaux, les marques ne maîtrisent plus entièrement leur communication. En effet, chacun partage, donne son avis, publie du contenu à propos des marques qu’ils utilisent, aiment ou aiment moins. Et cela est encore plus vrai depuis la naissance du phénomène qu’est l’influence.
Au delà encore, la communication digitale donne naissance à de nombreuses interactions entre les marketeurs et les membres leur audience, qui peut même devenir parfois des partenaires de co-création qui les aideront à améliorer l’expérience créée sur les réseaux sociaux.



3. D’un contenu unique au patchwork de contenus
Chaque utilisateur des réseaux sociaux est un potentiel créateur de contenu, et chacun à un rôle dans le message que vous passez à votre audience. Dans le passé, la seule source de communication et d’information disponible à propos des marques, c’était la marque elle même. Dorénavant, grâce aux réseaux sociaux, tout à changer, et les contenus sont de plus en plus nombreux. Les consommateurs sont même en attente et en demande d’une réinterprétation des messages des marques par des influenceurs, et les plateformes collaboratives où chacun peut donner son avis ne s’arrêtent plus de croitre. 

4. De l’incitation aux insights
La naissance du digital a aussi été celle de la data, et désormais les marques ont accès à de plus en plus d’informations (“d’insights”) sur leur audience. Cela leur permet donc de segmenter leur clientèle pour mieux cibler leur communication en fonction de critères très précis. L’idée n’est plus désormais de simplement communiquer, mais d’amener les clients à venir vers vous, en communiquant de la meilleure manière. 

En conclusion, il est nécessaire d’avoir conscience qu’aujourd’hui, les utilisateurs des réseaux sociaux sont devenus des experts à la fois en technologies mais aussi en termes de communication sur ces réseaux. Ils attendent donc des marques qu’elles se distinguent et apportent une valeur ajoutée à leur flux de contenus, mais aussi qu’elles personnalisent de plus en plus leurs messages et leurs produits. 



Depuis toujours, l’homme est programmé pour raconter des histoires. Chaque image, mot ou phrase est susceptible de devenir le support d’anecdotes plus profondes car c’est de cette manière que nous parvenons à contextualiser le monde qui nous entoure. Ainsi, il paraît logique qu’une bonne histoire puisse devenir un support commercial potentiellement très efficace.

Pourtant, ces dernières années, le terme “storytelling” semble être devenu utilisé de manière abusive par les marketeurs, jusqu’à le réduire à un simple mode tendance que l’on mobilise comme solution marketing pour chaque problème qui se présente. Cela est à déplorer car il apparaît pourtant qu’une bonne histoire, racontée de la bonne façon, peut s’avérer être réellement un outil génial en termes de marketing. Nous vous donnons les clés d’un bon storytelling.

Depuis les peintures rupestres datant de la préhistoire aux aèdes grecs, en passant par le théâtre, les romans pour arriver aujourd’hui aux réseaux sociaux, notre capacité à raconter des histoires n’a jamais été mise en doute. Ce qui a évolué, en revanche, ce sont les moyens dont nous disposons pour les raconter. Et il apparaît qu’aujourd’hui, le digital, et notamment les réseaux sociaux, soient les outils idéals pour créer du contenu fort en sens pour les marques. Encore faut-il savoir comment raconter une histoire de la bonne manière. 

Les professeurs de marketing Keith Quesenberry et Michael Coolsen ont réalisée une étude publiée dans “The Journal of Marketing Theory and Practice” où ils ont analysé pendant deux ans 108 publicités diffusées pendant le Super Bowl. La conclusion est simple : la structure et la complexité du storytelling défini à l’avance le succès de la publicité, et cela indépendamment de son contenu. En réalité, les publicités dont la structure se fonde sur celle de la Pyramide de Freytag, qui décrit les cinq parties nécessaires au déroulement dramatique d’une histoire, ont été les publicités les plus populaires. 

Ainsi, il est indispensable pour les équipes marketing de toujours avoir en tête qu’une histoire, même si elle peut prendre diverses formes, est avant tout une structure narrative qui décrit un événement ou une séquence d’événements. Cela étant dit, la différence entre une mauvaise et une bonne histoire tient en quatre éléments principaux.


1. Un début et une fin
Tous les écrivains vous le diront, la clé pour que le lecteur accroche est de faire qu’il se sente investi dans l’histoire le plus rapidement possible. Cela est d’autant plus vrai que le format des publicités est souvent très court. Ensuite, il faut créer une tension ou un problème, et au cours de la narration, trouver le moyen de le résoudre. 
Souvent, quand on parle de marketing, le problème est résolu à l’aide du produit ou service promu par ce storytelling. 

2. L’émotion
Il est important d’initier une connection émotionnelle en créant de la sympathie, de l’envie, ou même du suspense. En effet, cela permet de créer chez votre cible des souvenirs émotionnels qui impliquent le produit que vous voulez vendre. Cela vous permet, in fine, de créer une connexion puissante entre votre marque et vos clients. 

3. L’authenticité 
L’histoire doit dire la vérité, que ce soit à propos de la marque qu’elle représente ou de l’audience à qui elle s’adresse. Et cela pas seulement parce que votre histoire n’en sera que plus efficace, mais surtout parce qu’à l’ère du digital dans laquelle nous nous trouvons, si votre publicité est mensongère cela se diffusera très rapidement et votre image de marque en souffrira grandement.

4. La pertinence
Assurez-vous que l’histoire que vous raconter correspond à l’audience que vous visez, que ce soit à travers la manière dont le problème est résolu ou à travers les personnages impliqués.


Ainsi, la meilleure manière pour les marketeurs d’utiliser le storytelling, c’est en s’en servant pour donner un sens et une signification plus profonde à leurs produits. Comment ils y arrivent, cela ne tient qu’à eux. 

Lors d’un précédent article sur notre blog, nous vous expliquions pourquoi le marketing de contenu était désormais indispensable pour développer votre marque. Nous vous avions alors parlé des différents moyens de construire une stratégie de contenu efficace, et les réseaux sociaux apparaissaient alors comme un outil remarquable. En effet, ils sont le lieu de création de contenu par excellence, en vous permettant de vous exprimer de toutes les manières possibles : vidéos, photos, textes, stories… Mais au delà encore des ces opportunités, les réseaux sociaux regorgent de données indispensables à l’élaboration de votre stratégie, et les plus faciles d’accès sont ce qu’on appelle les conversations. Nous vous expliquons aujourd’hui comment analyser au mieux ces conversations pour créer un contenu efficace. 

Quand on parle de conversation sur les réseaux sociaux, cela désigne les échanges, les posts et toutes les interactions des utilisateurs concernant une marque ou un sujet précis. Il est alors important, pour mieux comprendre votre cible, de savoir bien les écouter. En effet, une veille régulière de réseaux sociaux et autres forums vous permettra de prendre en temps réel le pouls de votre communauté pour mieux les comprendre, et donc créer un contenu plus pertinent. Mais au delà encore de la simple veille, les progrès récents en matière d’intelligence sociale sont capables de vous donner des insights précis pour avancer.

En effet, ces données ne vous révèleront pas seulement comment on parle de vous sur les réseaux, mais aussi comment ils le disent, et quels moyens de communication ils utilisent. Grâce à des outils d’analyse, vous pouvez également mesurer la portée de ces conversations, pour savoir lesquelles résonnent le plus parmi votre cible, mais aussi quels sont les contenus que vous créez et qui marchent le mieux. Cela vous permettra donc d’avoir une vision claire de votre image sur les réseaux, et de la direction que vous devez prendre pour la suite de votre stratégie.

Un autre intérêt de ces outils d’analyse des réseaux sociaux est que vous serez en mesure de détecter les personnes les plus influentes auprès de votre cible. Or, les influenceurs sont de véritables créateurs de contenu, qui sont en mesure de vous faire gagner en visibilité, en notoriété, et même en chiffre d’affaire s’ils sont bien choisi. L’analyse de vos réseaux vous permettra donc de travailler avec les bonnes personnes pour que votre stratégie de contenu soit la plus efficace possible.

En utilisant les mêmes méthodes et outils, vous disposez également de la possibilité de suivre vos concurrents. Vous pourrez ainsi savoir quelles sont leurs stratégies en termes de marketing d’influence, de contenu, et donc plus largement en termes de communication sur les réseaux sociaux.



Une fois toutes les données récoltées, sur vous, vos concurrents, votre audience, l’important est de bien comprendre lesquelles sont pertinentes. La quantité n’est pas le maître-mot ici, il faut plus s’attarder sur la question de la qualité informative de ces données. Quels sont les sujets dont parlent le plus votre cible ? Quelles sont les tendances sur votre marché ? Quel type de contenu marche le mieux ? L’analyse des mots-clés et des conversations peut alors révéler des sujets que vous n’avez pas encore abordé mais que votre cible apprécie, ou pourra simplement vous confirmer que la direction que vous avez prise semble porter ses fruits.

 Toutes ces étapes sont à penser avant même de commencer à réfléchir à votre stratégie de contenu. Si vous en êtes à cette étape de réflexion, voici comme utiliser les données récoltées pour garantir au mieux une stratégie efficace. Tout d’abord, il s’agit de trier les sujets, les mots-clés, les différents contenus par groupes cohérents. Vous verrez ainsi des thèmes récurrents émerger, qui pourront alors être affinés, conceptualisés, repensés pour vous permettre d’atteindre vos cibles. Vous pouvez même aller encore plus loin en différenciant vos cibles selon les données collectées, et en créant différentes stratégies adaptées à chacune d’elles. Trouvez les bons mots-clés, le bon ton, et surtout les bons influenceurs partenaires pour chaque segment de votre audience pour optimiser encore l’impact de votre stratégie. Et servez-vous des données pour le faire au mieux !

Pour conclure, il est important de préciser que ces recherches stratégiques doivent être réitérées de façon régulière, pour ne pas risquer de ne plus être en phase avec votre cible, d’autant plus que les réseaux sociaux changent et évoluent de plus en plus vite. 



Tout le monde ne parle plus que de ça, à tel point que le marketing d’influence semble être devenu la terre promise en termes de retours sur investissement. Pourtant, tout n’est pas si simple, et la mise en place d’une stratégie de marketing d’influence implique un travail sur le long terme, des remises en questions, et beaucoup d'imprévus.
Nous avions déjà parlé des mythes qu’il est nécessaire de dépasser avant de se lancer dans l’influence, mais une fois cette étape passée, beaucoup d’autres défis attendent les entreprises. Nous avons résumé les principaux problèmes auxquels peuvent se confronter les marques qui démarrent dans l’influence marketing. 

1. L’influence concerne la plupart des fonctions de l’entreprise

En effet, les relations publiques, le marketing, la communication, mais aussi les ressources humaines qui doivent engager des personnes compétentes sur ce nouveau sujet, tous sont concernés par cette stratégie de marketing d’influence. Le problème est alors de savoir à quel département doit être attribué cette nouvelle compétence et donc le management de cette nouvelle stratégie de marketing d’influence. Plusieurs stratégies sont possibles, de la création d’une toute nouvelle branche de l’entreprise à un management totalement transversal de l’influence où chaque département gèrerait un aspect de cette stratégie…
Dans tous les cas, une stratégie efficace nécessite une véritable réflexion sur ce qui ferait le plus sens au sein de votre entreprise afin que les collaborations se passent au mieux entre tous les départements et que votre marque ne perde pas en cohérence.

2. Une stratégie locale ou globale ?

La réponse à cette question est encore une fois propre à chaque entreprise, et même à chaque marque au sein d’un groupe. Dans une étude publiée par Lewis PR, on apprend que 52% des organisations ont opté pour des programmes régionaux/locaux, quand 42% préfèrent élaborer une seule stratégie globale. 
Pourtant, il apparaît qu’en termes de pertinence, si la direction à prendre peut être définie de manière globale, il est finalement nécessaire que les programmes mis en place avec les influenceurs soient pensés de façon locale et donc plus ciblée. Cela garantit des relations plus proches et donc plus fortes entre les influenceurs et la marque et donc un impact plus fort sur les réseaux sociaux.



3. Faire ou faire faire ?

Une fois la décision prise de mettre en place une réelle stratégie de marketing d’influence, la question du “comment ?” demeure. Cette stratégie doit-elle être gérée en interne ou est-il plus intéressant de la confier à des experts externes à l’entreprise ? 
Là encore, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse et tout dépend de votre entreprise. D’un côté, gérer les relations avec les influenceurs permet de mieux maîtriser l’image de votre marque mais aussi la proximité que vous souhaitez entretenir avec eux. De l’autre, les agences spécialisées dans l’influence vous offre plus de flexibilité, un gain de temps conséquent, ainsi qu’une expertise que vous n’avez peut-être pas encore acquise.  


Ces trois sujets sont les principaux défis auxquels doivent se confronter les entreprises, mais d’autres encore existent : la question juridique, les défis posés par des innovations technologiques toujours plus poussées… La mise en place d’une stratégie de marketing d’influence est donc un travail de longue haleine. 

Au sein des directions marketing, l’influence est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Pourtant, ce concept n’est pas nouveau. En effet, depuis toujours, les marques utilisent l’image et le nom de personnalités connues et admirées pour promouvoir leurs produits et gagner en visibilité. Pourtant, l’influence dont on parle aujourd’hui est différente, et c’est pour cela qu’une véritable révolution est en cours dans les stratégies marketing des marques.
L’essor des réseaux sociaux a en effet permis à des anonymes, des gens comme vous et moi, de se faire une place sur le devant de la scène. Ainsi, certains influenceurs semblent désormais concurrencer les plus grandes célébrités en termes de communication et de reach. Alors, quelle est la différence entre influenceur et célébrité ? Lequel des deux est le plus intéressant en termes de stratégie marketing ?

Les influenceurs 
Si certains influenceurs se sont peu à peu hisser au rang de “stars”, ils sont au départ des gens comme vous et moi qui ont décidé de partager leurs passions et leurs connaissances sur les réseaux sociaux. Ainsi, que sa spécialité soit la beauté, le gaming ou la vulgarisation scientifique, sa crédibilité repose finalement sur une certaine expertise dans un domaine préci. C’est aussi pour cette raison que les influenceurs ont tout intérêt à rester honnête et à ne travailler qu’avec des marques qu’ils aiment et qui sont en cohérence avec leur univers. En effet, si un influenceur conseille un produit de mauvaise qualité et que sa communauté s’en aperçoit, sa crédibilité en pâtira largement. 
Ainsi, il ne semble pas exagéré de dire que les influenceurs sont devenus de véritables leaders d’opinion, qui peuvent même se transformer en prescripteur de marques si une collaboration marche parfaitement. Les influenceurs ont réussi à réunir autour d’eux une véritable communauté qui peut s’identifier à eux, et qui accorde une grande confiance en leurs avis et opinions. Cela confère donc aux infuenceurs un véritable pouvoir sur les décisions d’achat de sa communauté. 
Seul bémol, la célébrité et le pouvoir de ces influenceurs se limite la plupart du temps aux réseaux sociaux. Et bien que ces derniers soient au centre des stratégies de communication actuelles, cela ne suffit pas toujours à satisfaire les marques.

Les célébrités
Une célébrité est une personnalité connue pour sa réussite et son exposition médiatique. Celles-ci ont un rayonnement national, parfois même mondial, et sont de ce fait des sortes d’influenceurs d’ores et déjà célèbres. Cependant, ces derniers n’ont pas construit leur notoriété et leur communauté de fans grâce aux réseaux sociaux, qui ne sont en fait que de simples outils de communication personnelle qui les rapprochent de leurs fans. 



En réalité, il apparaît qu’il est difficile de trouver un gagnant entre influenceur et célébrité, puisque les deux exercent une influence sur une communauté, mais de manière différente. En effet on ne suit pas un influenceur pour les mêmes raisons qu’on suit une célébrité qu’on aime. Suivre une personnalité, c’est se rapprocher d’elle, la connaître un peu mieux, rentrer dans son quotidien, mais on n’attend jamais des célébrités qu’elles nous donnent des conseils sur un domaine particulier. L’influenceur, de son côté, a construit sa notoriété seul, grâce à une certaine expertise, et aura ainsi un pouvoir de persuasion, une réelle influence donc, sur sa communauté quand il s’agit de décisions de consommation. Ces deux types de personnalités apparaissent donc être complémentaires, et beaucoup de marques s’en sont rendu compte et jouent du pouvoir de chacun. 







Crédit : Edward Berthelot

Au fil de cette semaine spéciale, nous avons pu avoir une vision plus claire du quotidien d’un influenceur, et surtout, le témoignage de May nous a permis de mieux comprendre les attentes de influenceurs vis-à-vis des marques. L’article d’aujourd’hui sert donc de conclusion à cette semaine d’articles, et nous vous expliquons ce que les influenceurs recherchent chez une marque, ce qu’ils attendent d’elles, la façon dont ils souhaitent collaborer avec elles… Nous avons donc posé quelques questions à May Berthelot, influenceuse mode, qui nous a donné son point de vue sur la question. 

As-tu des conseils à donner aux marques pour se différencier des concurrents ?
Selon moi, le plus important, non pas seulement pour se différencier, mais pour que la collaboration gagne en impact, c’est que les marques proposent des partenariats qui ont du sens, qui sont cohérents à la fois avec leur image mais aussi avec l’univers de l’influenceur concerné. Je considère qu’il est très important d’être à l’écoute de l’influenceur, de ses ressentis, de ses envies. En réalité, il est nécessaire laisser la liberté à l’influenceur de créer un contenu cohérent et parlant pour sa communauté. On parlera alors même de co-création. 
Bien sûr, la contrepartie proposée doit aussi être équitable, le partenariat doit être équilibré et servir les deux parties.  

Peux tu décrire à quoi ressemblerait la marque parfaite pour des collaborations/partenariats ?
Pour moi, la marque idéale est avant tout une marque qui communique. Je pense que plus que jamais, nous avons tous besoin de transparence, mais aussi de feedbacks, de retours sur notre travail, de reconnaissance aussi. 

Crédit : Edward Berthelot

Ainsi, il apparait très clairement que les influenceurs désirent avant tout travailler avec des marques avec lesquelles elles partagent des valeurs communes, afin que la collaboration puisse aboutir à un résultat plus que satisfaisant, d’un point de vue créatif comme financier. Le travail le plus important pour les marques est donc celui du choix du bon influenceur, qui portera au mieux votre message, et de manière tout à fait naturelle. 
De plus, il est indispensable de ne pas oublier que les influenceurs peuvent devenir de véritables prescripteurs de marque. Or, si vous souhaitez que la collaboration dure dans le temps, et surtout que l’après-partenariat ne laisse pas un souvenir négatif aux influenceurs, communiquer avec eux est plus que nécessaire. Donnez aux influenceurs des retours, dites leur ce que vous avez aimé, ce que vous souhaiteriez améliorer pour une prochaine fois, repostez leurs photos en les identifiant… En bref, valorisez le travail considérable que les influenceurs font pour votre marque. 


Cette semaine spéciale se termine donc aujourd’hui. Encore un très grand merci à May Berthelot pour son témoignage ! 

Hier, nous avons parlé de rémunération et de monétisation des contenus créent par les influenceurs. S’il est très important de valoriser le travail des influenceurs, certaines marques ont tendance à penser que le fait de payer un influenceur suffit pour lui imposer une certaine ligne éditoriale. Ceci est une des erreurs majeures commises par certaines entreprises. Or, cela revient à considérer que la valeur de ces influenceurs repose sur leur audience, leur reach, plus que sur leur capacité à créer de l’engagement au sein de leur communauté. 

Cette idée reçue peut être dangereuse car cela revient à considérer les influenceurs comme des placements d’argent qui doivent être rentables à long terme, et non plus comme des investissements dans l’humain. En réalité, travailler avec des influenceurs est avant tout une question de relations humaines. Au delà encore, et nous l’avons plusieurs fois répété cette semaine, les influenceurs sont de véritables créateurs de contenu, des leaders d’opinion, qui peuvent renforcer votre image de marque.  

Il est donc indispensable pour les marques de savoir se mettre à la place de l’influenceur sollicité, afin de comprendre son univers, son audience et ses objectifs. Cela rendra les collaborations futures plus impactantes que jamais. 
Nous avons demandé à May Berthelot, influenceuse, de nous raconter comment elle a créé un univers qui lui est propre.

Quelles sont tes sources d’inspiration ? 
Mes sources d'inspiration sont multiples. Mon entourage m'inspire énormément et surtout ma mère. Bien évidemment, les publicités sont de grandes sources d'inspiration. Dans le monde de la mode, je suis admiratrice du style d'Olivia Palermo. 

Comment as-tu construit ton univers ?
Mon univers s’est construit assez naturellement, la mode étant une passion de longue date pour moi. Je dirais que le mot qui qualifie le mieux l’univers que j’ai créé est l’honnêteté, c’est sur cela que se fonde tout mon travail.